Quand la face procréation de la sexualité devient une source de stress

par 22 Août 2026Stress

La procréation… Quand les corps ne font pas ce qu’on attend d’eux…
Alors parfois, la sexualité devient une source de stress.

Parce qu’on ne veut pas concevoir un enfant et que ce n’est pas si simple…

Parce qu’on veut concevoir un enfant et que ce n’est pas si simple…

Ces deux situations si opposées sont pourtant des choses en commun et nous allons les explorer ensemble.

Je vous propose de voir séparément ces deux situations en fonction de vos besoins du moment.

Je ne veux pas faire un enfant

Que ce soit parce que ce n’est pas le moment ou parce que l’on sait que l’on ne fera pas d’enfant, le risque de la conception peut prendre une place plus ou moins grande dans notre manière de vivre la sexualité. On peut en être assez détaché·e, mais cela peut aussi être une grande source de stress quand des « coïts vaginaux » peuvent arriver. Le terme est médical, il veut simplement dire qu’il y a une pénétration d’un pénis dans un vagin nous allons donc en particulier parler de ces cas de figure.

Içi, se joue dans la sexualité la question de la confiance et de la sécurité.
Pour pouvoir vivre une sexualité source de plaisir, dans laquelle on va pouvoir se détendre et savourer les partages avec notre/nos partenaires ces 2 ingrédients sont essentiels.

Ainsi deux choses vont jouer :

  • la qualité des relations et de la communication d’une part.
  • D’autre part le choix de la méthode de contraception.

Qualité de la relation et communication

Avec les partenaires

Que ce soit une relation sans lendemain ou une relation qui dure je vous invite à avoir une (ou des) discussion où vous parlez clairement de vos désirs et de vos limites. Y compris en ce qui concerne le désir ou non de concevoir un enfant. C’est superbement bien décrit dans la saison 1 des « Chroniques de Bridgerton ». Ne pas en parler et avoir un projet différent ne fait qu’accroître le stress vécu par chaque partenaire. On lache difficilement prise quand on à peur.
Le fait d’en parler avant un rapport sexuel permet de faire un choix en conscience. Soit de ne pas donner suite, de ne pas avoir de rapport. Soit d’avoir un rapport sexuel sans coït vaginal, soit d’utiliser une contraception qui convient à chaque personne. Mais en tout cas, quel que soit ce choix, c’est quelque chose qui permet à chaque personne de se sentir écouté et en sécurité dans la relation.
Si le choix se porte vers le rapport, quelles que soient les pratiques sexuelles, la sécurité va permettre à chaque personne d’aller un peu plus loin dans un ressenti agréable et un peu plus loin dans le plaisir et le lâcher prise.

Avec l’entourage

La pression sociale peut-être parfois très forte autour de la question de la parentalité.

Les questions, les injonctions à se reproduire peuvent être parfois très pesantes, surtout dans une certaine tranche d’âge. Il y a souvent également un biais sexiste de genre. Que cela vienne de la famille, des amis, des collègues ou encore des médias que l’on consomme. Parfois c’est un cauchemar.

Concernant cette source de stress, là encore la communication est une ressource clef. L’affirmation de soi peut vraiment faire la différence, de manière à ce que vous puissiez vivre sereinement.

Quand je dis ça j’ai bien conscience de proposer une solution individuelle à un problème structurel, et ce n’est pas juste. Le vrai problème là dedans c’est le sexisme, et le fait que dans notre société on a un vrai problème avec le respect de l’autodétermination. Dans ce modeste article, je n’ai pas la prétention de pouvoir changer cela. Mais je peux donner des pistes aux individus qui souhaitent prendre soin d’elleux .

Choix de la méthode de contraception

Lors d’un rapport sexuel, les 2 personnes impliquées ont leur mot à dire. C’est une question de consentement, et j’ai même envie de dire, comme pour toute chose en lien avec la sexualité, de désir plus que de consentement.

Il suffit que l’une des deux personnes au moins ne désire pas d’enfant pour que la contraception soit nécessaire. Et la contraception est l’affaire de chacun.

En effet quelque soit notre genre, si on a une sexualité active qui implique des « coïts vaginaux« , chaque personne doit se poser la question de sa contraception.

Je veux faire un enfant

Parfois dans la vie, il arrive que l’on souhaite concevoir un enfant.

Seul·e, ou pas.

Avec un·e partenaire avec qui on peut avoir des rapports fécondants ou pas.

Ca souvent un impact sur la vie affective et sexuelle.

Quand on est dans une relation où des rapports fécondants peuvent advenir

Ca y est, on en a parlé, c’est le moment, tout le monde est prêt et à envie de devenir parent. On arrete toute forme de contraception… et parfois cela ne vient pas aussi rapidement qu’on l’aurait imaginé.

La reproduction devient alors une source de stress à laquelle viennent s’ajouter plein d’autres choses.

Ce stress pour sur les questions de procréation peut arriver à plusieurs moments.

Entre le moment où on cesse d’utiliser une contraception et le moment où la grossesse arrive il peut y avoir une très grande variabilité d’une relation à l’autre. Cela dépend de plusieurs facteurs.

Très souvent au début on n’y pense pas trop, les rapports sexuels restent source de plaisir et joyeux.

Souvent au fil du temps et des cycles, des règles qui reviennent on commence à se poser des questions et à mettre plus d’attention. Une forme de pression peut arriver avec parfois l’injonction d’avoir un rapport sexuel dans telle ou telle fenêtre temporelle. C’est maintenant! On ne convoque plus alors le désir sensuel ou érotique, mais celui de la parentalité. Ce qui, souvent est un frein.
Parfois un parcours de PMA 1Procréation Médicalement Assistée . A la recherche de la cause, et des solutions pour aider à ce qu’une grossesse ait lieu.
Si le sujet vous intéresse, je vous invite très fort à lire « Chère DNLP« 2Chère Dame Nature La Pute d’Anne-Laure Bortolotti. Elle y retrace avec puissance son parcours de PMA. Tous les professionnels de santé devraient le lire!
Si vous êtes vous même dans cette situation, je vous fais plein de Trigger Warning : Violence verbale, Violence gynécologique… C’est à lire, si vous estimez que c’est le moment pour vous.

Quand accueillir un enfant se fera sans sexualité

En fonction du pays dans lequel vous vous trouvez, de l’époque, de vos revenus etc…, cela va être plus ou moins envisageable légalement. Au delà de la situation qui peut déjà vous faire vivre ce qu’on appelle le stress minoritaire, Il va en plus y avoir cette question de l’accueil.

Plusieurs possibilités, s’offrent à vous, don de gamètes « artisanaux », PMA, Adoption, GPA et mille manières de faire famille…

Réferences[+]

Commentaires

0 commentaires

Laisser un commentaire

Newsletter